Perles de Culture Chaque perle est unique
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Qu’est-ce qu’une perle ?

Il y a 3000 ans en Asie, les perles servaient d’offrandes aux idoles. Les Grecs de l’Antiquité en décoraient leurs bijoux et leurs statues. À la Renaissance, elles servaient parfois de monnaie d’échange pour payer des rançons… Qu’elles aient servi à amadouer les hommes ou à remercier les dieux, les perles ont toujours été symbole de richesse et de pouvoir. Elles sont aujourd’hui la marque d’une élégance sophistiquée. Ce bijou qui fascine tant résulte d’un mécanisme de défense naturel. Une perle, c’est le fruit d’une alchimie qui s’opère, au cœur d’un coquillage, entre deux mondes : animal et minéral. Quand un corps étranger pénètre dans le mollusque, celui-ci se protège. Il enrobe l’intrus et le recouvre, au fil des ans, de plusieurs nappes fines. Mélange de cristal d’aragonite et de substance organique, la perle garde des traces de l’environnement dans lequel elle se développe. Sa position dans l’huître, la nourriture dont dispose le coquillage, l’espèce à laquelle il appartient, la température de l’eau… autant d’éléments qui déterminent la forme, la couleur et la pureté de la perle en formation. Plus sa couche nacrée est épaisse, plus elle captera les reflets de la lumière. Chaque specimen est unique. Mais de la perle fine aux aux différentes perles
 de culture, on peut distinguer des origines et des variétés diverses.


La perle fine

C’est la forme la plus naturelle. L’exploitation des perles fines est une pratique aussi séculaire que la consommation des coquillages par les êtres humains.
 C’est dans une tombe datant du néolithique – soit 5500 ans avant notre ère – qu’a été découverte la plus ancienne perle fine du monde. Océan Indien, Golfe persique, Chine, Japon, Californie, Amérique du sud…
 Les bancs perliers étaient localisés dans différentes régions du globe. Partout
 la pêche s’effectuait dans des conditions dangereuses. Il fallait plonger en apnée pour aller récupérer les précieuses huîtres. Après des siècles d’exploitation, les ressources se sont épuisées. Elles sont désormais strictement contrôlées : la pêche n’est plus autorisée qu’en quelques endroits de la planète. Elle demeure une activité anecdotique, supplantée, depuis la fin
 du XIXe siècle, par la perliculture.
Perles


La perle de culture

Mettre au point la culture des perles nécessitait de comprendre comment
 celles-ci se formaient à l’intérieur du coquillage. Dès le premier millénaire
 de notre ère, les Chinois parvinrent à introduire dans le mollusque des corps étrangers, qu’ils laissaient ensuite se recouvrir de nacre. Mais il fallut plusieurs siècles de tâtonnements scientifiques pour élucider le processus. À la fin du XIXe siècle, les biologistes japonais Tokichi Nishikawa et Tatsuhei Mise élaborèrent le procédé de greffe toujours utilisé à l’heure actuelle. Puis le négociant Kokichi Mikimoto déposa le brevet. Les joailliers adoptèrent la perle de culture à partir des années 1920. Réalisée en matière naturelle, elle était bien plus facile à se procurer que la perle fine, qui se raréfiait. Pratiquée essentiellement autour des anciens bancs naturels du Pacifique
 ou de l’Océan indien, la perliculture nécessite le long terme. Il faut attendre trois ans pour pouvoir greffer sur les jeunes huîtres la bille de nacre autour de laquelle
 va se former la perle. Deux ans après a lieu la récolte. Pour 1000 huîtres greffées,
 il faut compter une récolte de 500 perles. Après sélection, la moitié d’entre elles seulement seront commercialisées. Du soin porté aux coquillages avant la greffe au tri permettant de distinguer
 les plus beaux spécimens de perles, la perliculture est une activité délicate. Elle requiert un environnement protégé, et un savoir-faire qui ne cesse de s’améliorer. Parmi les perles de culture d’eau de mer, on distingue trois familles, rattachées chacune à une zone géographique : la perle japonaise Akoya, la perle des Mers du Sud, et la perle de Tahiti. La Chine, quant à elle, s’est fait une spécialité de la culture des perles en eau douce.


La perle d’eau douce

La perle d’eau douce est cultivée majoritairement en Chine. Contrairement aux trois grands types de perles d’eau de mer, elle n’est pas issue d’une huître, mais d’une moule de très grande taille. C’est elle qui présente la plus grande variété de diamètres possible ; il faut
 cependant préciser qu’au-delà d’un certain diamètre, sa qualité diminue. Elle est de différentes couleurs : crème, rose, orange, violet pourpre… La culture en eau douce est moins coûteuse qu’en eau de mer : les perles
 qui en sont issues sont donc moins chères en moyenne. Néanmoins, les perles d’eau douce alliant perfection de la forme, pureté du matériau et une taille suffisante nécessitent une culture plus longue et plus suivie. Ce sont des productions à la fois rares et de grande qualité, dont le prix est plus conséquent.


La perle d’eau de mer Akoya

Elle est issue d’une huître cultivée sur le site d’Akoya-No-Ura, où se trouvaient jadis des bancs naturels. Elle présente la plus petite moyenne de diamètre parmi les perles d’eau de mer. Elle se caractérise par des couleurs claires – blanc, rosé, crème – et peut prendre plusieurs formes : ronde, semi-ronde, en forme de poire, ou bien baroque, c’est-à-dire irrégulière et dyssymétrique. 


La perle des Mers du Sud

C’est une perle cultivée essentiellement sur la façade est de l’Océan indien,
 des rivages de la Birmanie à l’Australie, mais aussi aux Philippines, baignées par le Pacifique. Extraite d’une huître dont la taille est plus importante que celle cultivée pour la perle Akoya, la perle des Mers du sud se distingue aussi par une moyenne de diamètre supérieure. Elle est de couleur blanche, éventuellement avec des reflets rosés ou argentés, et présente une grande diversité de formes. La variété gold de cette famille de perles offre des teintes tirant vers le doré,
 du jaune clair à une pure couleur or. La perle Gold intense en constitue le joyau
 le plus remarquable ; mais c’est aussi le plus rare…


La perle de culture de Tahiti

Au-delà de Tahiti, c’est tout le long de l’archipel polynésien que l’on cultive
 les grandes huîtres dont sont extraites ces perles. D’une moyenne de diamètre équivalente à celle des Mers du sud, la perle de Tahiti se distingue par des couleurs plus foncées. Elle offre toute une série de nuances, du gris rose au noir intense, en passant par des teintes beaucoup plus rares, comme pistache ou chocolat. Elle aussi peut prendre plusieurs aspects, de la rondeur à la forme baroque.


Comment entretenir les perles ?

Parce que sa structure contient une grande quantité d’eau, la perle est un organisme fragile. Elle peut s’abîmer faute d’entretien adéquat : on dit même que la perle « meurt ». Enfermée trop longtemps dans un écrin, elle peut se dessécher, verdir,
 ou perdre irrémédiablement de son éclat. La meilleure manière d’entretenir les perles, c’est donc d’abord de les porter, tout en évitant autant que possible le contact avec des acides gras. Sur la peau ou les vêtements, il faut prendre soin de vaporiser le parfum avant de mettre la perle, par exemple. Il est aussi recommandé de ne pas porter ou ranger les perles avec d’autres bijoux : cela pourrait rayer la nacre. Pour les nettoyer, on utilisera un chiffon doux et humide, éventuellement imbibé de quelques gouttes d’huile d’olive. Après avoir séché, la perle retrouvera ainsi tout son lustre.